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Les amours clandestines

 


 

 

Les amours clandestines

Il a au fond du coeur
Des souvenirs d' ailleurs
venus d'une autre vie.
Il garde au fond du coeur
Comme un porte bonheur
Une étoile qui luit.


Tous les matins du monde
Ne pourront effacer
Des nuits une seconde
D'amour qu'il a donné.

Les amours clandestines
Quand le soir s'illumine
S'en vont danser,
Danser au clair de lune
Sur le sable des dunes
Les nuits d'été...


Les amours clandestines
Quand le jour s'achemine
Tout doucement,
Resteront sur la grève
Ainsi meurent les reves
Tout simplement.

Il a au fond du coeur
Des souvenirs d'ailleurs
Venus d'une autre vie,
Il garde au fond du coeur
Comme un porte bonheur
Le sourire d'une amie...
 


-Ophelia-

 

 

 Le site d'Ophélia

 

 

 

 


 

Ajouté le 8:38 PM à Apr. 21, 2008
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L'invincible

 


L’Invincible

 

Amère compagne qui ne me lâche plus,
Hantise, qui durant tout le jour me poursuit,
Tu fais aussi jaillir l’angoisse chaque nuit
O en vain je m’impatiente de ta venue.
 

Je te hais, fatigue ! Toi qui m’aimes tellement.
Infidèle et volage, tu te joues de moi.
Tyrannique sorcière aux diurnes sabbats,
Tu te moques de la lune se languissant.


 

Cette drogue bon marché, cette maladie
Insoumise à la science engloutit la conscience.
Elle gratte et ronge mon armure, ma faïence
Et forme le marécage de mon esprit.

 


 

Je te hais, Fatigue ! Toi qui m’aimes tellement.
Ses cruels crocs s’incrustent et écorchent ma chair
Et ma pensée est aspirée par la Vipère.
Des ongles aux tréfonds de l’esprit, je la ressens.


 

Eternel Vampire suceur de mon énergie
Qui fait de moi un pauvre fantôme essoufflé
Telle la carcasse vide du condamné.
Si le repos est mort, mon enfer : l’insomnie.


 

Mais je t’ai eu, fatigue ! Toi qui m’aimais si bien.
J’ai ignoré la lune et son fixe regard,
Puis mon âme a goûté à l’apaisant brouillard.
Oui, je t’ai fuis, je me suis endormie, enfin !

 


 

Mais... hélas ! J’avais sous-estimé son pouvoir.
En effet rien d’autre que la Nausée de Sartre,
Hélas rien de moins que le Spleen de Baudelaire,
C’est elle : l’invincible Fatigue de vivre.


-Florine Jobin-

 

 

  Le site de Florine Jobin: La Morsure

 

 

 

 

 

 

 

Ajouté le 3:47 PM à Apr. 18, 2008
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Vers de Gavroche

 


 

Verre, vers, vair, ver de terre !


J’en ai marre d’écrire à l’envers !
L’endroit n’est plus en droit
De s’accorder le droit d’être droit
A sa place ! C’est un comble !
Je mets tout de travers
Et je parle en vers !
Quand je pense une phrase
Elle exige des vers et se met en extase !
Je ne suis plus moi-même
Et mes simples pensées sont de purs poèmes !

 

 

Je parle à Clem avec de doux propos
Qui habillent de rimes les romantiques mots
Qui lui sont destinés !
Que m’arrive-t-il donc ?
Deviendrais-je poéte, emplie de délicats « s » ?

 

 

Qu’en penses-tu tite soeur, qui me lis
Tremblante et consentante, à l’affût de mes verbes ?
Est-ce une maladie, un souci passager ?
Ne m’en remettrai-je peut-être jamais ?
Mais il y a pires maux !

 

 

Alors je me console et j’écris, comme une parabole
Pour toi, amie, mes pensées les plus folles...

 

Clem et moi, t'embrassons bien fort


-Gavroche-

 

Merci Gavroche pour ce joli poème offert

 

Le blog de Gavroche

 

 

 

Ajouté le 6:34 PM à Apr. 12, 2008
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Voleur de rêves

 


 

 Voleur de rêves

 

 

Que vous dire de lui ?
Il volait sur les routes
Comme on marche au soleil
La main vers les étoiles
Les doigts poudrés de rêves
Qu’il n’atteignait jamais
Et ses yeux avalaient l’univers
Sans jamais posséder
Plus d’un rayon de lune
Plus d’un caillou poli
Par l’usure des chimères
Plus d’un éclat de rire
Où meurent les nuages…

 

 

Il savait sans savoir
Le sens profond de l’être
Il voulait sans vouloir
Tout à fait se connaître
Simplement il vivait
De l’air rouge du sable
Vibrant dans ses déserts
De larmes incrustées
Qu’il buvait sur ma chair
Et lorsqu’il parlait
Ses mots éclataient
Écarlates
Comme grain de grenade
Et je les buvais
A saigner ma bouche
Au corail de son cœur.

 

 

-Adriana Evangelizt -

 

  Le site d'Adriana : La Messagère

 

 

 

 

 

 

 

 

Ajouté le 6:42 PM à Apr. 5, 2008
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